Seuil de revenu locataire — combien doit gagner votre candidat ?
Trois seuils basés sur les ratios DTI (25 %, 30 %, 33 %) utilisés à Montréal, Laval et Longueuil pour qualifier un dossier de location. Saisissez le loyer demandé, ajoutez les dettes du candidat si vous les connaissez — l'outil retourne le revenu mensuel brut requis pour chaque niveau de risque.
Calculateur
Entrez le loyer et les dettes du candidat
Trois seuils de revenu mensuel brut, basés sur les ratios DTI utilisés au Québec pour qualifier un dossier de location.
Loyer affiché dans l'annonce, charges incluses si elles le sont.
Auto, carte de crédit (paiement min.), prêt étudiant. Le ratio DTI inclut le logement ET ces dettes.
Méthodologie
Pourquoi trois seuils et pas un seul ?
Le ratio DTI (debt-to-income — dette sur revenu) compare ce que le candidat doit déjà payer chaque mois (loyer + dettes) à son revenu mensuel brut. Plus le ratio est bas, plus le candidat a de marge financière, donc moins le risque de retard ou de défaut est élevé. Au Québec, trois seuils sont communément utilisés :
25 % — Seuil confortable
Le candidat dépense moins du quart de son revenu en logement et dettes. Marge importante pour transport, épargne, imprévus. Risque de défaut très faible. Standard de qualification pour les locataires « premium » dans les marchés où la demande est forte.
30 % — Seuil standard (référence SCHL)
Le ratio historique utilisé par la SCHL pour qualifier l'abordabilité. Ratio le plus courant dans les annonces québécoises. Marge correcte, risque modéré, applicable à la grande majorité des dossiers.
33 % — Plancher absolu
Le candidat dépense un tiers de son revenu en logement et dettes. Au-delà, le risque de retard et de défaut augmente nettement. Acceptable seulement avec compensation (garant, mois supplémentaire payé d'avance, excellent crédit, références d'anciens propriétaires confirmées).
Formule
Revenu mensuel brut requis = (loyer mensuel + dettes mensuelles) ÷ seuil DTI
Exemple : loyer 1 800 $ + dettes 200 $ = 2 000 $. Pour le seuil 30 %, revenu requis = 2 000 $ ÷ 0,30 = 6 667 $/mois brut, soit 80 000 $/an environ.
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Questions fréquentes
Réponses pratiques pour les locataires et propriétaires du Grand Montréal.
- Le ratio 30 % du revenu est-il une règle obligatoire au Québec ?
- Non. La règle des 30 % est une convention de l'industrie de la location, héritée des paramètres de la SCHL pour l'abordabilité. Aucune loi ne l'impose. C'est un repère que la plupart des propriétaires québécois appliquent pour limiter le risque de défaut, mais il n'a pas force légale. Un candidat sous le 30 % peut très bien être un excellent locataire ; un candidat au-dessus peut être problématique pour d'autres raisons.
- Faut-il utiliser le revenu brut ou le revenu net ?
- Le revenu BRUT (avant impôts), pour deux raisons : c'est la convention de l'industrie au Canada (ratios SCHL, banques hypothécaires), et c'est ce que documentent les talons de paie et avis de cotisation que les locataires fournissent. Si vous calculez en net, le candidat peut sembler insuffisant alors qu'il est en réalité confortable.
- Que faire si le candidat est juste sous le seuil de 30 % ?
- Plusieurs options : demander un garant solvable (parent, conjoint au revenu confirmé), exiger un mois supplémentaire de loyer payé d'avance (légal au Québec si le candidat l'offre), ou accepter si les autres signaux sont forts — long historique au même emploi, excellent crédit, références positives d'anciens propriétaires. Notre service de placement structure cette analyse au cas par cas.
- Comment vérifier que le revenu déclaré est réel ?
- Avec consentement écrit du candidat : demander les 3 derniers talons de paie, l'avis de cotisation provincial du dernier exercice, et idéalement une attestation d'emploi signée par l'employeur. Pour les travailleurs autonomes, demander les 2 derniers avis de cotisation et un relevé bancaire récent. Notre vérification du dossier locataire structure ces étapes — et croise les références téléphoniques d'anciens propriétaires.
- Peut-on demander ces seuils dans une annonce sans risquer la discrimination ?
- Oui, à condition d'utiliser des critères OBJECTIFS et appliqués à tous les candidats. Le ratio DTI est un critère financier objectif accepté par le TAL. Ce qui constitue discrimination interdite par la Charte québécoise : refuser un candidat sur la base d'un motif protégé (origine, sexe, état civil, source de revenu — incluant aide sociale, etc.). Le ratio de revenu lui-même est légal ; son application sélective ne l'est pas.
- Le seuil change-t-il selon la ville ?
- Non, mathématiquement le ratio reste le même. Mais le contexte change : à Montréal central avec un marché tendu, un seuil 25 % est plus facile à exiger ; à Laval ou Longueuil avec un bassin de candidats plus restreint, accepter 30-33 % avec garant est plus fréquent. Notre outil de comparaison de candidatures aide à arbitrer entre seuil et qualité globale du dossier.
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